Je me suis décidée. Je postule pour l'assistanat en Irlande (EIRE) l'an prochain. Vous me direz pourquoi pas le Canada ? C'est simple je n'économiserai jamais assez pour le Canada d'ici là, ensuite je pense y retourner dans quelques années (patience !!!) et le programme d'assistant ne permet d'aller au Canada que si on est en M1, ce qui n'est pas mon cas. Alors j'opte pour l'Irlande.
Me voici dans les dossiers: état civil, cursus universitaire, lettre de motivation en français et en anglais (ouille !!!), appréciation et recommandation d'un professeur... et c'est loà que les choses se corsent. Je ne suis pas dans ce que l'on pourrait appeler l'élite de la fac. Je ne suis certes pas conne. Mais je ne suis pas réellement intéressée par la linguistique et les voyelles alvéolaires ou le mouvement "trade union workers" en Grande Bretagne... par conséquent je ne me tape pas comme des 15 sur 20 comme cette pétasse de Léa. Moi j'aime la grammaire, la traduction, l'oral, la littérature classique ET contemporaine anglo américaine... en bref j'aime l'anglais, normal pour une étudiante en 3è année d'anglais. Bon, bon tout ça pour dire que les matières sont nazes et que mes notes sont assez potables pour ne pas être médiocres mais trop potables pour être excellentes. Alors imaginez la galère quand j'ai compris que le prof en question devait me donner des appréciations sur mon niveau, mon anglais, mes compétences linguistiques, mes compétence d'enseignement... Ouh allais je dénicher un prof, flanqué de je ne sais combien de thèses, assez stupide pour m'écrire des aneries quasi mensongères... Et c'est là que j'ai pensé...
Sam... mon adorable prof de langue orale de l'an dernier. Il m'a toujours dit que si j'avais besoin de quelque chose je n'avais qu'à lui demander (on s'est même envoyé des mails cet été... la classe!). Alors cash, je lui demande et il dit oui. On se voit donc vendredi a 11h, dans son bureau...
Petite ombre au tableau: beaucoup, beaucoup de demande cette année pour l'Irlande... et impossibilité de faire plusieurs dossiers... affaire à suivre !
29 novembre 2006
Chuchoté par Cilyne
29 novembre 2006
Je l'ai appelé. Mon p'tit bouchon de L2. Oui j'ai pris mon courage à deux mains suite aux multiples encouragements et assaillements de certaines de mes amies persuadées que j'ai besoin d'un homme dans ma vie. Les conseils des copines se résumaient à peu près à: 
-dis lui que t'as oublié un marque page dans un livre
-que tu t'es trompée de numéro "allo, Angélique... euh non ?"
-appelle le pour savoir si il a besoin d'aide avec les cours
-prends juste des nouvelles
Je ne m'étais pas décidée sur la manière d'aborder la chose, je ne savais pas encore ce que j'allais lui dire. mais j'allais lui dire quelque chose. J'ai regardé mon téléphone droit dans les touches. Répertoire. Je descends. Téléphone vert...
Je suis tombée directement sur sa messagerie et je n'ai laissé aucun message. Il était 14h13 et il avait surement son U.E Libre de sport (portable au vestiaire)... Oui je le savais et alors... Je l'ai appelé comme on m'a dit... Déçue: oui ! Soulagée: un peu !
J'ai perdu tout courage... terrorisée d'appeler un élève de L2 à la bouille angélique...
Suggestions ?
Chuchoté par Cilyne
17 novembre 2006
Je suis en coloc' depuis septembre. Dans l'ensemble ça va... pourtant. Je suis assez souvent seule dans ce 78m². Généralement la solitude ne me dérange pas, je vivais seule depuis deux ans. Mais là j'ai un 78m²... on était censée être trois coloc' qui se soutiennent quand l'une se prend un 7/20 comme mardi dernier. Mais au lieu de ça, Mesdames dorment chez leur copains. Je n'ai rien contre les petits amis, je pourrais en avoir un aussi si seulement j'en avais besoin. Mais là je suis sur les nerfs... dimanche soir seule, lundi soir seule. Ce n'est pas de la coloc' c'est un hôtel. Ce qui m'a vraiment révoltée c'est lorsqu'Angel n'a pas dénié toucher aux repas antillais que mes parents avaient fait, ce repas qu'elle avait limite réclamée. Lundi midi, mardi midi je l'ai vu de mes propores yeux se préparer à manger et pas une seule seconde penser à goûter au plat. Je veux bien être gentille mais cette semaine j'ai saturé. Je me suis tapée un 7 à la fac... je suis rentrée à l'appart, blasée... et j'ai passée toute l'après midi et toute la soirée toute seule... et pourtant je vis en colc' du moins il parait. Le pire dans tout ça c'est que Angel ne s'en rend même pas compte. Il y a plus d'un mois de cela elle m'a demandé de ramener mon lapin chez mes parents à cause de ses allergies. J'ai accepté en lui précisant que je le faisais si elle habitait vraiment à l'appart... Cette semaine elle a dormi mercredi soir... pourquoi ? Parce qu'y avait hockey et c'était trop tard pour aller chez son copain qui vit hors de la ville. Solution: venir dormir à l'appart avec le copain en question. Comme je l'ai dit je n'ai rien contre les petits amis mais ils n'ont pas signé le contrat de location, si ? Cette semaine j'ai craqué, j'ai saturé. Moi je fais des efforts, je ne suis pas bruyante, je mange de tout, je range mes affaires, je fais la vaisselle, je n'invite pas tout le temps du monde, je prête mes affaires et j'ai renoncé à la seule chose que j'avais vraiment demandé de garder... mon Antydote... Et jeudi matin c'est Angel qui faisait la gueule. Pourquoi me demande Gaelle. J'en sais rien et sincèrement je m'en fiche. Madame fait la gueule et bien qu'elle fasse la gueule.
J'en ai marre de son sale petit caractère susceptible de petite fille, je joue dans la cour des grands et ça veut dire que moi je parle quand il y a un problème, que moi je fais des efforts et que je ne me vexe pas parce qu'on me dit "prout".
J'en ai marre que ce soit toujours les memes qui récoltent les attentions.
J'en ai marre d'être gentille et de céder. J'en ai marre de faire des efforts pour rien. Ce weekend je serais presque toute seule... quel suspens !
Et j'en ai marre parce que mes coloc'... je les adore grave !!!
Cette semaine ça n'allait pas... pourquoi ? Je ne sais pas trop mais je n'avais pas le moral et je comptais sur mes coloc' poru me remonter le moral, ça se fait d'habitude... Il a fallu un appel de ma Cocotte, Un fou rire avec Marion et une nouvelle paire de chaussure pour me remonter le moral... pour combien de temps ?
Chuchoté par Cilyne
11 novembre 2006
Je ne sais pas si les mots existent pour décrire et expliquer ce que je m'apprête à dire. Hier soir, c'était soirée Cap avec Charlotte. On était sur le parking, dans la voiture, gloss, coup de brosse avant d'entrer lorsque Charlotte pousse un cri encore non identifié: "Ah bah voilà notre grande gagnante!". Pour infos, quand on va en boîte on a un rituel bien à nous. On scrute les environs pour élire "la" pouf de la soirée. Critères de sélection: mini jupe, décolleté, ventre à l'air, danse de chaussade, strip tease... Mais cette fois ci on était encore sur le parking, il était même pas une heure du mat' et on avait déjà trouvé THE pouf of the soirée sans même voir les autres, sans concurrence. Elle avait la jupe, ou bien pensait-elle en avoir une. Il se trouve que moi je décrirais ce bout de tissu comme une tunique, c'est à dire un vêtement pour le haut qui tombe légèrement sur les fesses sans les couvrir pour autant. Donc elle avait la tunique, les fesses, les jambes à l'air mais, mais des bottes moumouttes en fourrure au cas où ses jolis petits pieds de poufs attrapent un rhume. Et elle était là sur le parking à faire du nudisme, accroché au bras de... "LAURENT !!! C'est la copine à Laurent" hurlais-je suite à la réflexion de Charlotte.
Mon Laurent, oui bon d'accord c'était pas mon Laurent mais je l'aimais bien, j'ai passé tout mon été, c'est à dire presque trois mois à le mâter pour finir par lui faire la bise avant mon départ au Canada. Et cette pouf à demi nue a tout flingué
en trois secondes, même si techniquement il paraît qu'ils sont ensemble depuis un an.
Mes yeux sont figés. Cette poufiasse parce que c'est le mot se trémousse en boîte comme une vraie s.... Le stéréotype même de la pouf par excellence, la fille qui n'a aucune estime d'elle même. Et Laurent... déception... lui qui dansait comme un dieu sur du hip hop, Laurent et son t shirt rouge, ses baggys, Laurent et son sourire gêné, Laurent qui semble cool et pas du tout un homme à pouf... je suis déçue. Pas jalouse je tiens à e préciser. Mais je suis déçue. Il sort avec une pouf, il ose se montrer avec une fille qui est comme toutes ses poupées clones, qui n'ont pas assez d'argent ou d'honneur pour s'offrir une jupe en dessous de la hanche. On a passé la soirée à ressasser cette vision d'horreur dans nos têtes et je n'arrive toujours pas à réaliser ce que j'ai vu. C'EST UNE POUF !!! La reine des poufs. La jupe, les bottes fourrées en poils, le déhanché, la pose, l'attitude. Et le pire (et je suis sincère) elle n'est même pas belle. Elle est bien foutue (facile quand on s'habille aussi sexyment dégradant) mais elle est pas belle de visage, elle a un trop long nez.
Après mûre réflexion je comprends le système. Dans mon cours de culture hip hop, la prof nous a dit que pour les rappeurs, les breakers (=danseurs hip hop) les filles ne font que parties des accessoires nécessaires du mec. Un breaker/rappeur doit avoir des belles voitures, des chaines en or, des bijoux pour exposer son argent et montrer sa puissance, puis il doit avoir la fille. La fille c'est l'accessoire en plus, qui fait bien, montrer qu'on est assez cool pour se taper une pouf bien roulée... si c'est ça alors, laissons lui sa pouf !
Du coup je comprends bien que j'étais totalement hors catégorie. Et je me dis que s'il craque sur ce genre de poufs que je ne peux pas supporter tellement leur clonage devient trop nombreux, alors je n'ai rien perdu et je m'en fiche !
Non, on ne joue pas dans la même catégorie... moi j'ai la classe et je ne suis pas jolie... je suis pire !!!
Chuchoté par Cilyne
10 novembre 2006
Je me suis enfin décidée à envoyer un message au mec de L2, surnommé P'tit bouchon.Mon courage à deux mains, je tape un message sexy, distingué, non aguicheur en bref cool et détaché tout en montrant un intérêt plus ou moins bien dissimulé. Je le modifie, le relis une trentaine de fois. je l'envoie ? Je l'envoie pas ? Gros dilemme. Je suis anxieuse. Pensais t'il ce qu'il disait quand il faisait allusion à que l'on se revoit. Toutes les questions se posent dans ma tête en même temps. Je ne suis plus du tout sur de moi. J'angoisse. Puis j'ose. Je me lance. Après tout je n'ai rien à perdre, Tours est une grande ville et on ne se croisera probablement plus jamais à la fac à moins de le vouloir réellement. J'envoie donc le message. Reçois un autre message à ce moment là d'une amie. je bascule sur le message, m'emmêle un peu. Tout rentre de l'ordre. Mais là je réalise que j'ai trop de messages et que par conséquent je ne recevrais pas l'accusé
de réception. J'efface à la hâte les messages en trop. Puis j'attends. je trifouille, farfouille dans la boîte de réception. Et l'horreur: je prends conscience que la messagerie étant trop pleine lors de l'envoi, le message envoyé n'a pas été enregistré.
Résumons: j'ai mis toute ma fierté et toutes mes peurs de côté pour écrire à un p'tit bouchon, mon portable en overdose n'a ni enregistré le sus dit message envoyé, ni émis un accusé de réception et dans la panique de l'envoi, de la réception du message d'une copine... je ne sais pas si j'ai effectivement envoyé ce message ou non. Je n'ai aucun moyen de le vérifier !
Concluons:
- le message a été envoyé et il ne m'a pas répondu, je suis donc vexée, attristée et honteuse d'avoir cru que oui peut être sur un malentendu, une coïncidence
- le message n'a pas été envoyé et j'attends une réponse à un message qui n'existe pas et je suis conne parce que je me fais du mauvais sang pour rien
Problème: je ne sais pas quelle est la vérité; je ne sais pas quoi faire, si seulement il faisait le premier pas... je me sens angoissée de déception...
Chuchoté par Cilyne