28 septembre 2008

Un weekend entier à verifier mes e mails chaque minute. Réactualisation de la page, vérification de la bonne réception des messages. Je frise la crise d'hystérie.

Mon entretien de jeudi après midi avec le directeur du département d'anglais fut très instructif. Et Cam la It Girl avait raison (à croire que tu es voyante chère amie). Le sujet de Jane Austen est un classique dans les mémoires de master 1. Un classique qui tant à agacer tant il manque d'originalité. Un sujet revu et revu qui en devient lassant. Le risque: survoler un sujet trop bien étudié ou plagier le travail de mes nombreux prédécesseurs.

La question qui me hante m'est alors revenue en pleine figure, cette question quasi existentielle que me posa le directeur: "quelle est votre passion, qu'est ce que vous aimez ?" Certes j'aime Jane Austen mais ce n'est pas tout. J'aime aussi les années soixante. Et je suis fascinée par leur richesse. Et j'aime aussi le hip hop (je ne suis pas danseuse, loin de là) mais j'aime cet état d'esprit beaucoup plus complexe que l'on ne veut bien le croire. Je m'étale pendant l'entretien, le directeur me voit enthousiaste "c'est un sujet original, non exploité, et je sens cette passion nécessaire... je crois que vous n'avez plus besoin de moi".

Mon sujet: "L'émergence de la culture hip hop nouvelle voix des Noirs Américains aux Etats Unis."
Un hic ??? Trouver un directeur de mémoire. Si seulement ils répondaient à mes foutus mails...

Chuchoté par Cilyne

College mug

21 septembre 2008

Parfois je me demande pourquoi certains choix deviennent
une véritable affaire d'état dans mon petit monde.

Une décision à prendre et j'en fais une véritable série télé à épisodes. Je suis indécise et encore le mot est faible. Je ne sais pas. Pire, je n'en sais rien. Et ici le mot "rien" est crucial. Car il résume ce que j'ai effectué pour mon mémoire de Master 1. Rien. Vous me direz que nous sommes seulement au début de l'année, vrai je dirais mais si je n'arrive même pas à me décider sur le sujet de celui ci je ne risque pas d'écrire les 50 pages demandées.

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Un jour je décide de m'atteler à la culture populaire américaine et mettre à profit ma culture populaire trop souvent dénigrée par certains mais de plus en plus recherchée par les intellectuels des facultés. Le lendemain j'hésite: culture populaire oui mais quel aspect en particulier ? Les médias et leur influence, les séries télé et le cinéma hollywoodien en représentation du rêve américain, le hip hop et son influence. Ce dernier sujet me fascine ou est ce la représentation du bad boy graffeur écoutant du rap us qui m'a toujours séduite, difficile à dire. Mais tout de même, je lis des revues, des critiques et j'apprécie cette dimension sociale voire politique que prend de plus en plus la culture hip hop. Et je me surprend à me poser des questions telles que: que penserait Martin Luther King de cette "culture de rue"? Serait il adhérent au mouvement ? Approuverait-il ? Et si la culture hip hop s'avérait être une réactualisation des mouvements pour les droits civiques des années 60. Les théories sur la question ne cessent de fuser et le débat est intéressant. Mais l'est-il assez pour risquer mon année de master dessus ???

C'est alors que la sagesse de mon frère m'éclaire:
"Ta passion, c'est quoi ?"

Quand je suis rentrée chez moi cette après midi je n'avais que cette question dans la tête. Si je n'avais qu'une passion les choses seraient facilitées: l'anglais, le canada, la country musique, les années 60 et... et... Jane Austen. Je me demande même pourquoi je n'y ai pas pensé auparavant. Alors, il est 19h39 et je me suis décidée pour écrire mon mémoire sur Jane Austen (je déciderai sur quoi exactement plus tard). Mais en écrivant même ces quelques lignes je doute déjà et je me dis que tout de même les années 60 j'aime bien aussi !!!

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Indécise... c'est le mot que vous cherchez je suppose !

Chuchoté par Cilyne

College mug

20 septembre 2008

Premier jour de fac lundi 15... premier jour de classe oui et je ne peux m'empêcher de penser à mon tout premier cours de fac en septembre 2004, j'étais avec Valentine, excitées par cette nouvelle aventure "la fac", ce qui finalement fut une aventure est de ne pas savoir dans quoi on s'embarquait mais bon... ce lundi après midi en valait la peine. Dans les préfabriqués de Béranger. Je crois que c'est à cet instant que... lorsqu'il est arrivé les bras chargés de 1001 polycopiés, sa mallette dans l'autre main, une maladresse attendrissante lorsque son café s'est renversé sur son bureau avant même qu'il ne se présente, son malaise lorsqu'il éponge le tout avec des mouchoirs et finalement cet accent de l'Indiana "My name is Aaron S..."... je crois que cet instant que j'ai réalisé que j'étais mordue de civilisation américaine ou bien de mon prof. J'ai passé le cours à le regarder s'agiter, se passionner pour son cours, à ralentir la cadence pour que l'on puisse comprendre son accent. J'ai écrit trois ligne en 1h. Mais j'ai adoré. Le cours, le prof.
A la fin du cours et durant les trois années qui ont suivi j'ai porté un sourire ravi et stupide à chacune de nos "rencontres". Il me faisait rougir, m'intéressait (à tous points de vus), m'aidait. Je pense que mon intérêt pour la matière était grandement facilité. J'aimais son côté mesquin, intellectuel avec ses lunettes, sa culture, son accent, sa manière d'expliquer, son intérêt pour les choses, ses blagues, son humour, ses cours. Oui la fac de Tours pour moi c'était... Aaron.

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Mais lundi il n'y avait pas Aaron, ni même une pale copie de lui. Rien. Des femmes, des vieux, des hommes. Mais rien d'aussi spectaculaire qu'Aaron. Il est sans doute le seule que je regrette de la fac de Tours. Mais je n'aurais probablement même pas eu de cours avec lui donc où aurait été l'intérêt de retourner à Tours ? Le croiser dans les couloirs pour qu'il me sourit et me fasse rougir une fois de plus...
Quoiqu'il en soit la fac a l'air bien, malgré tout. Et les cours ont l'air intéressant. Et je me suis même faite une copine. Moi l'asociale. Alors reste plus qu'à trouver un sujet de mémoire rapidement, trouver un directeur de mémoire, écrire mon mémoire et le présenter en juin...

Et bien voilà c'est maintenant que j'aurais besoin d'Aaron... il avait le don de m'intéresser et de me faire bosser sans la moindre difficulté...

Chuchoté par Cilyne

College mug

20 septembre 2008

Les petites allusions m'énervent parfois. Ces petits piques pas forcément méchants, généralement juste taquins mais quand même.

"Alors tu as rencontré des gens sur Rennes ?"
La vraie question est en réalité "tu as rencontré des garçons ?"

Pourquoi toute personne casée cherche à caser les célibataires. Et si les célibataires désiraient rester célibataires, ne serait ce pas une supposition à prendre en compte ? Même les parents s'y sont mis mais d'une manière plus subtile. Et je les comprends, s'en est même attendrissant. Je crois que le pire fut lorsque mon ex fraichement marié à une autre m'a posé la question. Je te taquine qu'il m'a dit. Mais je sais qu'en réalité il est sérieux. Parce que si je rencontre quelqu'un il se sentira moins coupable de flirter avec moi et de m'avoir déclaré des choses peu de jour avant son mariage, il se sentira moins coupable de m'avoir fait ressentir des choses et de m'avoir laissé en plan. "Tu vas pas rester vieille fille" qu'il m'a sorti ce matin. Je suis patiente mais là...

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J'ai 22 ans. 22 ! Et j'avais même envie de lui répondre que je ne veux pas me planter et épouser quelqu'un parce que c'est la meilleure chose à faire tout en pensant trop souvent à mon ex et à une histoire inachevée. Je préfère prendre mon temps et choisir le bon. Je n'attends pas pour autant le prince charmant. Mais je n'ai pas envie de me lancer dans des histoires sans lendemains, des histoires qui ne m'apportent rien si ce n'est de m'endurcir encore un peu plus et de faire de moins en moins confiance.

Je n'ai que 22 ans... et je prends mon temps car je suis persuadée qu'il est là, quelque part, qu'il est parfait pour moi et que je mérite qu'il s'intéresse à moi. Et lorsqu'il me remarquera je ne veux pas le râter, ni le perdre de vue, je veux être prête alors j'attends ...

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Et en même temps c'est touchant que certains s'inquiètent de mon bonheur... je ferai sans doute la même chose si j'avais quelqu'un dans ma vie. Je voudrai juste que mon entourage connaisse le même bonheur que moi.

Chuchoté par Cilyne

Love and cookies

19 septembre 2008

Je songe sérieusement à une reconversion. Deux déménagements en deux jours, presque une experte. L'emballage et déballage de cartons, ma spécialité "say no more". Je continue néanmoins à améliorer ma capacité de stockage dans la voiture. Tout y était quand un flash: ma télé. Je n'ai pas descendu ma télé. Ce serait le four, le micro ondes, une étagère je pourrai vivre sans mais ma télé ? J'ai pensé au lecteur dvd alors j'ai besoin de ma télé. Du coup, mercredi 10 septembre 22h, déchargement de la voiture dans mon garage pour tout replacer avec la télé cette fois ci tout en prenant en compte la cage du mammifère poilu qui élira domicile dans la moitié du coffre dès le lendemain.

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Le voyage aucun souci, si l'on oublie bien sur qu'on avait le pneu avant gauche qui se dégonflait sans cesse, qu'à la première station service la voiture a refusé de démarrer et que l'on a du la pousser avec papa, qu'il a plus à torrent mais sinon tout s'est bien passé.
Déchargement de la voiture à deux !! Oui à deux !! Jusqu'au troisième étage ! Et rebelote le lendemain pour le fréro ! Une vraie carrière s'ouvre à moi je vous le dis !

Me voilà dans mon studio depuis maintenant une semaine... bien installée... mais en même temps étrange de vivre à nouveau seule !!!

Chuchoté par Cilyne

Breakfast chronicles

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